Plage de la Butte à l'Herbe
Île Maurice

Une plage sauvage et préservée au nord-ouest de l'île Maurice, où les vagues de l'océan Indien rencontrent des rochers volcaniques et une végétation luxuriante.
Par La rédaction
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La plage de la Butte à l'Herbe est l’un de ces rares endroits à l’île Maurice où le temps semble s’être arrêté. Nichée entre les villages de Trou-aux-Biches et Mont Choisy, elle s’étire sur quelques centaines de mètres, bordée par une eau turquoise qui contraste avec les rochers noirs d’origine volcanique. Contrairement aux plages plus fréquentées du nord, comme celle de Pereybère ou de la Cuvette, celle-ci reste à l’écart des grands complexes hôteliers. On y accède par un chemin de terre qui serpente entre les filaos et les vacoas, ces arbres emblématiques de l’île dont les feuilles bruissent sous les alizés.
Le décor est sauvage, presque brut. À marée basse, des bassins naturels se forment entre les rochers, où l’on peut observer des petits poissons et des crabes violonistes. Les vagues, plus fortes ici qu’ailleurs sur la côte ouest, attirent quelques surfeurs locaux, mais la plupart du temps, la plage est déserte. Le sable, fin et doré, est parsemé de coquillages et de morceaux de corail échoués. En arrière-plan, la silhouette de la montagne des Signaux se détache, ajoutant une touche de verticalité à ce paysage horizontal.
L’histoire de ce lieu est intimement liée à celle de l’île. La Butte à l’Herbe doit son nom à une petite colline couverte d’herbes folles qui domine la plage. Autrefois, les pêcheurs mauriciens y amarraient leurs pirogues pour éviter les courants trop forts. Aujourd’hui, elle reste un spot prisé des locaux pour les pique-niques en famille ou les baignades tranquilles en fin de journée. La lumière y est particulièrement belle au coucher du soleil, lorsque le ciel se teinte de rose et d’orange, et que les ombres des filaos s’allongent sur le sable.
Ce qui rend cette plage singulière, c’est son atmosphère préservée. Pas de transats alignés, pas de musique tonitruante, pas de vendeurs ambulants. Juste le bruit des vagues, le cri des sternes et, parfois, le rire d’un enfant qui court pieds nus sur le sable. C’est un endroit où l’on vient pour se ressourcer, loin de l’agitation des stations balnéaires. On peut y passer des heures à contempler l’horizon, à lire à l’ombre d’un vacoa, ou à se laisser bercer par le rythme lent de la mer.


