
Cap d'Antifer
Un phare blanc, des falaises crayeuses à 100 mètres au-dessus de la Manche, et le silence de la Côte d'Albâtre.
À mi-chemin entre Le Havre et Étretat, le cap d'Antifer ne fait pas le bruit que mérite sa beauté. Pas de parking surpeuplé, pas de boutique de souvenirs — juste la falaise crayeuse à 105 mètres au-dessus de la Manche et le phare, blanc, érigé en 1955 sur les ruines de son prédécesseur dynamité par les Allemands en 1944. Tour carrée de 38 mètres, portée 60 km — il sert d'amer aux pétroliers du terminal voisin (l'un des plus grands d'Europe, paradoxalement invisible depuis le sentier).
Le GR21, sentier des falaises, traverse ici sa plus belle séquence : depuis Le Tilleul, comptez 2 heures aller-retour pour rejoindre le phare et redescendre au village. La marche se fait au ras des champs de lin et de colza qui s'arrêtent net au bord du précipice — une géologie spectaculaire de craie blanche striée de silex, photogénique au coucher du soleil.
Conseils : aller en fin de journée, par vent d'est (sinon brume marine fréquente), repartir en faisant un détour par la chapelle Notre-Dame-du-Salut sur la falaise voisine. Et ne pas s'approcher du bord — la craie s'effondre régulièrement, sans prévenir.


