Étretat — la ville qui posa pour Monet
Étretat, 76790

Trois arches naturelles, 80 mètres de calcaire blanc, et une mémoire de fanfares Belle Époque. Comment visiter Étretat sans tomber dans le piège à cars.
Par La rédaction
7 min de lecture
Étretat ne se résume pas à ses trois arches, mais c'est tout de même par là qu'on commence. La Manneporte, l'Aval et l'Amont : trois découpes spectaculaires dans la falaise crayeuse, dont la silhouette de l'Aiguille — un pic isolé de 70 mètres — est sans doute le rocher le plus peint de France. Monet y revint quinze fois ; Courbet y posa son chevalet ; Maupassant y plaça son adolescence dans Une vie et Pierre et Jean.
Comment visiter sans peste
Les bus déversent leurs cargaisons devant la plage centrale entre 10h et 16h. L'astuce locale : dormir sur place et faire le tour des falaises avant 9h ou après 18h, lumière comprise. La marche complète — montée à la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, traversée du golf (le fairway court littéralement au bord de la falaise), descente vers la plage de Tilleul par le sentier des douaniers — fait 6 km, compter 3 heures.
Le village qu'on oublie de voir
Sous les falaises, le village est un patrimoine à part entière : halles en bois du 16ᵉ siècle sur la place Foch, hôtels Belle Époque comme le Domaine Saint-Clair ou la villa Orphée de Maurice Leblanc (l'inventeur d'Arsène Lupin y vécut — visite possible), pâtisseries qui font encore le gâteau-Étretat (génoise, crème pâtissière, abricot, pâte d'amande).
Spécialités à goûter
- Coquilles Saint-Jacques de la baie, hors saison fermée mai-octobre
- Soles meunière au beurre normand des hauts plateaux du pays de Caux
- Cidre fermier des vergers de la Côte d'Albâtre — bouché, brut, à boire avec un fromage de Neufchâtel
Notre coup de cœur
Le lever de soleil sur l'Aiguille, depuis la table d'orientation de la falaise d'Amont. Y être à 6h en été. Personne d'autre, le bruit de la mer, les mouettes — et la lumière qui frappe la craie blanche comme un projecteur de cinéma.


